Dans son usine de la Lézarde, Martinique Nutrition Animale élabore quotidiennement 140 tonnes d’aliments qui nourrissent une grande part des élevages martiniquais.
Provendier est un métier qui ne s’improvise pas. Il requiert une gestion précise et des infrastructures dotées de technologies performantes. Pour s’adapter à chaque espèce et aux différents stades de croissance, MNA maîtrise la composition d’environ 100 formules. Et pour chaque recette, pas moins d’une vingtaine de matières premières sont dosées, traitées, broyées et mélangées pour une répartition optimale. Le mélange est ensuite présenté sous différentes formes, en farine, en granulés ou en miettes, et livré sous différents conditionnements.
Avec une capacité de production de 70 000 tonnes par an, l’usine en fabrique actuellement 36 000. Sur le Port, MNA a fait l’acquisition d’équipements spécifiques afin de pouvoir importer en masse les céréales et les conserver dès leur déchargement du bateau. Une fois par mois, MNA reçoit 2500 tonnes de maïs, soja, blé et autres matières premières qui entreront dans la composition des différentes formules.
Favorise le développement endogène depuis 1952
C’est en 1952 que l’histoire a débuté avec la création des Etablissements Mussard. Ces derniers seront ensuite à l’origine de la création de la Provenderie Martiniquaise, la PROMA, en 1980. Figure emblématique de l’élevage en Martinique, récemment décédée, Émile Mussard passe ensuite le flambeau à son neveu, Marc Labaye, en 1993. La PROMA devient MNA, mais les valeurs d’Émile Mussard demeurent. Faire en sorte que les aliments fabriqués localement soient de très grande qualité, afin d’assurer la rentabilité des élevages et le développement endogène de la filière.
Des investissements réguliers pour toujours plus de qualité
« Du fait de l’environnement et des conditions atmosphériques des Antilles (temps humide et chaud), nous sommes tenus d’investir très régulièrement et de façon significative dans la qualité », explique Arnaud Siriex, Directeur de Martinique Nutrition Animale. « En 2011, plus de trois millions d’euros ont été investis sur le process du dosage et du mélange. Des tests quotidiens sont réalisés, à la fois sur les matières premières et les produits finis, pour valider l’homogénéité et la qualité des recettes. Des échantillons sont analysés avant et en cours de déchargement des matières premières et conservés pour en assurer la traçabilité. Des tests sont effectués sur l’humidité, l’odeur, la couleur, la présence de moisissures, d’insectes, de grains abîmés, brûlés ou autres impuretés ».
Des éleveurs au sein du capital de MNA
MNA est aussi impliquée sur l’ensemble de la filière élevage. Pour Marc Labaye, le Président Directeur Général, l’élevage en Martinique constitue une filière d’avenir, avec un potentiel de création d’emploi très important. « Actuellement, plus de 92% de la consommation locale est importée », rappelle Marc Labaye. « C’est pourquoi MNA s’est fortement investie, en aval, au niveau de l’abattage, de la découpe et de la transformation de volaille et de porc. En amont, MNA est impliquée dans l’accouvage. Au total, nous avons ainsi permis la création de 150 emplois directs ». Et depuis le 30 septembre 2013, 3 coopératives ont intégré le capital de MNA. Désormais, MNA représente aussi près de 900 éleveurs martiniquais qui, entendent ensemble, œuvrer pour co-construire une filière forte et performante.
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