L’ascension de Marine Le Pen...et ses "dégâts" collatéraux
TweetMarine le Pen est devenue ce vendredi 14 janvier 2011 dans la nuit la nouvelle présidente du Front National. Elle a avec deux tiers des voix largement devancé Bruno Gollnisch, et succède ainsi dès le 15 janvier à son père Jean-Marie Le Pen, fondateur du mouvement d’extrême droite en octobre 1972.
La nouvelle figure de proue des nationalistes français est avocate. A 42 ans, elle a gravi les échelons du parti paternel et damé le pion aux ténors qui espéraient patiemment le départ du chef. Son succès, elle le doit à son caractère trempé, à une grande maîtrise des débats, et plus largement de sa communication.
Avant même ce succès annoncé, Marine Le pen était déjà créditée dans plusieurs récents sondages de 18 à 20% d’intentions de vote au 1er tour de la présidentielle de 2012. Soit davantage que le score de son père face à Jospin et chirac en 2002. Elle effacerait ainsi les candidats Bayrou, Besancenot ou Melenchon, crédités au mieux de 9% d’intentions de vote, et talonnerait tout les candidats socialistes...à l’exception de Dominique Strauss-Khan. En cas de candidature de ce dernier, le PS arriverait en tête du 1er tour avec environ 30% des suffrages, l’UMP serait crédité de 25% et le FN de 18%. Situation inverse entre UMP et PS en cas d’absence de Strauss-Khan, et stabilité à 18% de Marine Le Pen.
"Dégâts" collatéraux
Son succès d’estime auprès de l’électorat, Marine Le Pen le doit à sa capacité à séduire à la fois l’électorat dur de son père, et une large frange de l’électorat UMP. Selon les mêmes sondages, plus de 40% des sympathisants UMP se reconnaissent dans les idées du FN et souhaitent des alliances électorales entre les deux partis ! Mais cette proximité est-elle vraiment une surprise ? Entre les "odeurs" de Chirac, l’homme africain qui selon Sarkozy "n’est pas suffisamment entré dans l’histoire"...et autres déclarations gratinées de Brice Hortefeux...chassez le naturel, il revient toujours au galop...
Dans ce nouveau paysage ultra, il sera intéressant de connaître le positionnement des droites locales de nos territoires, toutes supportrices invétérées du Président de la République, et donc de son camp, plus que jamais proche des positions Finkielkratutiennes ou zemmouriennes*... comment se situeront nos fervents relais locaux ? Grands écarts et autres positions inconfortables en perspective...
FSRR
* Eric Zemmour est ce journaliste du Figaro, condamné cette semaine pour diffamation et incitation à la discrimination raciale envers noirs et arabes.
Faire une recherche
Soutenez-nous !
Vous pouvez soutenir Politiques Publiques en faisant un don via Paypal. C'est simple, rapide et sécurisé !




