Le talentueux M. Letchimy
TweetYves-Léopold Monthieux évoquait sur Politiques Publiques, dans un article très commenté, "le coup de maître" de Serge Letchimy, à propos de sa réponse à Alfred Marie-Jeanne quant à l’audit du Conseil Régional. A l’heure où le PPM à la tête de la coalition "Ensemble pour une Martinique Nouvelle" vient de conquérir le Conseil Général de la Martinique, nous vous invitons à lire l’analyse "à quatre mains" publiée sur le site www.gensdepouvoir.com, sur un homme politique que rien ne semble pouvoir arrêter, mais également sur les éléments qui posent question, autour de cette histoire politique.
Un parcours brillant
Le petit garçon qui quitte le Gros -Morne à la fin des années 50 avec sa mère et ses 5 frères et soeurs ne s’imagine pas la vie qui l’attend. La petite famille s’installera sur un bout de terrain mis à disposition par "Monsieur Césaire" à Trénelle, aux côtés de centaines d’autres familles déshéritées. En plus du logis, le maire fournira un salaire à la famille...une histoire courante, et désormais bien connue, qui vaudra à Césaire, au-delà de ses autres qualités, la reconnaissance quasi indéfectible de plusieurs générations de foyalais, et l’expression, entendue de quelques mères de famille foyalaises à l’occasion de l’entrée du poète au Panthéon : "Après Dieu, c’est Césaire". Footballeur émérite, étudiant brillant, Serge Letchimy devient en 1984 Docteur en urbanisme. En 1988, après quelques années passées au service urbanisme de la ville, Aimé Césaire le nomme en 1988 directeur général de la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de Fort-de-France (SEMAFF), qu’il dirigera jusqu’à 2000. Cette nomination correspond à l’intérêt que suscite le jeune homme auprès d’Aimé Césaire et de Camille Darsières, piliers du Parti Progressiste Martiniquais. Le premier dira de lui qu’il "a Fort-de-France dans la tête". Le second, également convaincu, et promoteur de cette maxime, accompagnera Serge Letchimy tout au long de son parcours politique. En lui passant d’abord le témoin pour devenir en 1992 conseiller général de l’important 6ème canton de la ville, en appuyant ensuite sa candidature en 2000 aux "primaires" progressistes pour la succession à Aimé Césaire. Le "Christ" - surnom donné par le Goncourt "Texaco" de Patrick Chamoiseau - prendra alors son bâton de pèlerin, et arpentera durant plusieurs mois ces quartiers qu’il connaît bien, personnellement, et professionnellement (...)
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