Une "Braderie Patrimoniale" dénoncée au Conseil Général de Martinique
TweetAlors que "l’affaire Fanon-Alexandre" prend une nouvelle tournure avec la convocation de la DGS devant le procureur de la République, le climat interne ne semble pas prêt de s’apaiser au Conseil Général de la Martinique. Dans le tract qui suit, un syndicat de la maison pointe du doigt les conditions de vente de plusieurs logements de fonction du département, lors de la commission permanente de la collectivité le 3 mars 2011, à des tarifs liés à une évaluation des domaines datée de 2004. Les cadres du Conseil Général, qui occupaient ces logements et envisageaient pour certains de les acquérir, avaient alors fait valoir l’état des logements et d’autres inconvénients pour maintenir des prix estimés scandaleusement bas par SADEM-CGTM.
"Les récentes déclarations de la Présidente du Conseil Général laissent à penser que la situation financière du Département serait dans une phase critique. Cela confirmerait les bruits persistants qui circulaient bien avant le mois de mars 2011.
Ces informations avaient déjà interpellé le SADEM-CGTM qui sait que très souvent, dans les cas extrêmes, c’est :
au personnel de base à qui l’on demande des efforts. Rappelez-vous en 2009, le gel de l’avancement minimum au nom de la rigueur budgétaire ; sur les contractuels que l’on fait peser la restriction budgétaire en ne renouvelant pas leurs contrats. De plus, la pratique l’a démontré, les profiteurs du système ne voient jamais la diminution de leur train de vie.
Le SADEM-CGTM attire l’attention de la nouvelle Présidente sur les points suivants :
1° / Tout effort financier doit être supporté en priorité par ceux qui profitent de manière outrancière du système. Par exemple, la nouvelle Présidente devrait se pencher sur les conditions de vente inadmissibles de plusieurs logements faisant partie du patrimoine du Conseil Général.
C’est une pratique scandaleuse et ancienne qui constitue une véritable dilapidation des biens. Le SADEM-CGTM en avait déjà parlé dans son journal « SADEM-infos », paru en 2009. En effet, La précédente gouvernance, a organisé le 3 mars 2011 une véritable braderie de biens départementaux en vendant à des prix défiant toute concurrence, 7 logements situés à la résidence « Marigot de Bellevue » à Fort-de-France, et les résidences « Hilaire » et « Union » sur la route de Didier. Parmi ces heureux bénéficiaires, figurent :
Le Directeur Général Adjoint chargé des Services Techniques (200m² habitable et 3000m² de terrain pour 351 000 €) Délibération CP/215-11 Le Directeur Général Adjoint chargé des Finances (196 m² habitable et 1700 m² de terrain pour 161 600 €) délibération CP/216-11 La Directrice de l’Office Départemental de l’Eau (villa pour 69 788 €) délibération CP/232-11 L’ex chef du Service du Logement (logement pour 66 198 €) délibération CP/230-11 La responsable du Bureau du courrier (logement pour 93 000 €)-délibération CP/226-11 Pour certains de ces logements, l’estimation du Service des Domaines remonte à 2004 …
Des interrogations existent quant au sort de la villa « Côte de Grâce » occupée par l’actuelle (future ex ?) DGSD et bien d’autres résidences (Résidence les Tourelles……)
Ces acquéreurs ont obtenu une forte diminution du prix aux motifs du mauvais état des logements (SIC !) ou des désagréments causés par la poussière, les vols….Mais ils veulent quand même acheter ! Un DGA, des Directeurs et des cadres auraient donc habité pendant des années des logements délabrés, insécurisés et bruyants !!
Pour ces biens prétendument dégradés, le SADEM-CGTM a demandé au Conseil Général que lui soit fournie la liste et le montant des nombreux travaux réalisés sur ces sites.
Le SADEM-CGTM rappelle qu’au prix actuel du marché une villa jumelée de 160 m² habitable avec un carré de pelouse se négocie à partir de 248 000 €.
2° / les directeurs qui cumulent les responsabilités les plus élevées donc les revenus les plus hauts de la collectivité devraient être les premiers à comprendre la nécessité des efforts et à supporter les effets.
L’exemple vient d’en haut ….. dit la sagesse populaire, mais pas au Conseil Général de la Martinique. En effet, l’attribution systématique de logements à la haute administration relève de la gabegie. Une telle pratique, justifiée en France Métropolitaine où les distances sont grandes, est complètement incompréhensible sur un territoire aussi exigu que celui de la Martinique. Ce constat est aussi valable pour l’attribution automatique de voiture de fonction à tous les directeurs.
Par contre, il aurait été beaucoup plus équitable d’accorder une prime forfaitaire de transport à tous les agents car la situation du transport en Martinique - embouteillages donc coût excessif d’essence et routes en fort mauvais état nécessitant un entretien régulier et coûteux des véhicules- grève lourdement les budgets.
Cette dernière phase dans la dilapidation du patrimoine du Conseil Général s’est déroulée lors de l’ultime commission permanente, avant les élections cantonales et le changement de gouvernance. cela nous amene a nous pencher sur une sentence de jean de la fontaine tiree de la fable « La Belette entrée dans un grenier » :
… Vous êtes maigre entrée, il vous faut maigre sortir,
Ce que je vous dis là, l’on le dit à bien d’autres…."
SADEM - CGTM
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